Selon le rapport du FMI, en janvier 2024, les créances de ces institutions envers l’État représentaient 22,9 % des actifs totaux du secteur.
Au cours des cinq dernières années, le secteur bancaire togolais a diminué d’environ 29 % son exposition à la dette publique. Cette information provient d’une note du Fonds monétaire international (FMI), publiée lors de la récente évaluation économique du Togo dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Selon ce rapport, en janvier 2024, les créances des banques togolaises vis-à-vis de l’État et des entreprises publiques, et donc le risque potentiel de défaut de paiement, représentaient 22,9 % des actifs totaux du secteur bancaire, en baisse par rapport à 32,2 % en 2019.
Tendances et comparaisons régionales
Bien que ce chiffre demeure au-dessus des moyennes observées au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et en Afrique subsaharienne, il témoigne d’une tendance vers une réduction progressive des engagements envers le gouvernement, selon les experts de l’institution de Bretton Woods. « Cette diminution est principalement attribuable à une baisse de la part des titres d’État et des prêts accordés aux entreprises publiques dans l’ensemble des actifs bancaires », souligne le rapport.
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De plus, cette tendance s’accompagne d’une réduction du ratio des créances publiques par rapport au secteur privé, qui a chuté de 59,3 % à 47,8 % durant la même période.
Diversification des investissements
Les banques togolaises ont également commencé à se tourner vers le financement d’autres États de l’UEMOA. « Si l’on prend en compte cette exposition, celle des banques pourrait atteindre 38 % du total des actifs, et le ratio des créances sur les secteurs public et privé pourrait s’élever à 79,3 % d’ici fin 2023 », précise le rapport.
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Cette stratégie semble indiquer une préférence croissante des acteurs bancaires togolais pour les emprunts souverains, jugés moins risqués que ceux destinés au secteur privé. Cependant, cette tendance pourrait à terme menacer la croissance du crédit au secteur privé, en particulier dans des domaines sous-financés comme l’agriculture.
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