Pollution : le Sénégal suspend les opérations minières le long du fleuve Falémé pour trois ans

Cette rivière, frontalière avec le Mali, se détériore à cause de l’utilisation intensive de produits chimiques destinés à l’exploitation des mines d’or.

Le Sénégal a décrété la suspension des activités minières sur la rive gauche de la rivière Falémé, à la frontière avec le Mali, pour une période de trois ans, afin de protéger l’environnement et la santé des populations locales. Cette décision, annoncée dans un décret présidentiel publié le mardi 27 août, vise à contrer la grave pollution de ce cours d’eau, principalement causée par l’exploitation minière artisanale. La suspension des activités minières, en vigueur jusqu’au 30 juin 2027, couvre un périmètre de 500 mètres de la rivière.

Pollution grandeur nature

La rivière Falémé, un affluent important du fleuve Sénégal, est gravement polluée en raison de l’usage intensif de produits chimiques dans les opérations minières, surtout artisanales, qui se sont répandues dans la région. Elle constitue une source essentielle pour des milliers de personnes qui l’utilisent pour leurs cultures agricoles et pour abreuver leur bétail.

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Le ministère des Mines, dans un rapport publié la semaine dernière, a souligné que cette situation alarmante requiert des actions fortes pour résoudre les plaintes récurrentes des communautés riveraines. La délivrance de nouveaux titres miniers est également interrompue.

Une ruée vers l’or

Depuis environ vingt ans, la région de Kédougou, traversée par la Falémé, est le théâtre d’une ruée vers l’or, attirant des milliers de personnes de toute l’Afrique de l’Ouest en quête de fortune. Les activités minières illégales se sont développées de manière incontrôlée.

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Le rapport du ministère des Mines indique que cette situation « nécessite la mise en œuvre de stratégies et de mesures pour la préservation de la Falémé, la protection de l’environnement, ainsi que la stabilité sociale et la sécurité ». En 2014, le Sénégal avait déjà tenté de réguler l’orpaillage artisanal en créant une zone dédiée à cette activité.

Notre Afrik avec AFP

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