Des responsables du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) ont été interpellés et placés en garde à vue à N’Djamena, dans un contexte de tensions politiques croissantes.
Les arrestations des neuf dirigeants ont été confirmées par le porte-parole du GCAP, Hissein Abdoulaye, ainsi que par une source sécuritaire. Les personnes arrêtées appartiennent toutes à cette plateforme, principale coalition d’opposition regroupant partis politiques et acteurs de la société civile, connue pour son rejet des processus électoraux récents.

Une arrestation liée à une mobilisation interdite
Cette vague d’interpellations intervient à quelques jours d’une marche prévue le 2 mai, présentée comme une «protestation et indignation» par l’opposition. La manifestation a été interdite par les autorités, invoquant des risques de troubles à l’ordre public.
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Un climat politique sous tension
Ces événements surviennent dans un contexte marqué par des réformes institutionnelles controversées, notamment la révision constitutionnelle instaurant un mandat présidentiel de sept ans renouvelable sans limite, une disposition dénoncée par l’opposition comme ouvrant la voie à un maintien prolongé au pouvoir du président Mahamat Idriss Déby.
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Parallèlement, les autorités ont annoncé la dissolution du Groupe de concertation des acteurs politiques, accusé de troubler l’ordre public, illustrant un durcissement du climat politique au Tchad.
Notre Afrik avec AFP








