La Banque arabe pour le développement économique en Afrique a bouclé sa deuxième émission obligataire internationale avec 750 millions d’euros levés avec succès. Une opération qui confirme la solidité de l’institution et son attractivité croissante.
La BADEA avance à grands pas. Moins de deux ans après sa première incursion sur les marchés financiers, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique récidive avec une nouvelle émission obligataire. Cette fois, l’enjeu était plus ambitieux : lever 750 millions d’euros. Objectif atteint.
L’opération a été lancée le 13 mars 2025 et les fonds seront disponibles à partir du 20 mars. Le produit ? Un emprunt à taux fixe, d’une durée de trois ans, avec un intérêt annuel de 3 %. Le rendement final atteint 3,123 %, pour un prix d’émission fixé à 99,653 %. Un niveau jugé compétitif par les analystes.

La BADEA n’a pas agi seule. Elle s’est entourée d’un solide groupe de banques : Afreximbank, Citi, Deutsche Bank, J.P. Morgan ont assuré la coordination mondiale. D’autres grandes institutions comme Société Générale, Emirates NBD Capital ou Standard Chartered ont participé à la gestion de l’opération. Le conseil financier a été confié à Lazard et RB&A Partners.
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Ce succès tient aussi à la bonne réputation de l’institution. Côté notation, la BADEA coche toutes les cases : Aa1 chez Moody’s, AA chez S&P, AAA chez JCR. Autant dire que les marchés lui font confiance. Et cette confiance se traduit concrètement par une forte demande des investisseurs pour cette nouvelle obligation.
Mais cette opération va bien au-delà d’un simple levier de financement. Elle s’inscrit dans une stratégie claire : renforcer la capacité d’action de la BADEA sur le terrain africain. Les fonds levés serviront à soutenir des projets de développement, notamment dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture ou les PME. Une manière de donner plus de moyens à une institution qui monte en puissance.
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Installée à Riyad, mais tournée vers l’Afrique, la BADEA veut jouer un rôle moteur dans la transformation économique du continent. En accédant avec aisance aux marchés internationaux, elle prouve qu’elle peut conjuguer ambition et rigueur.
Cette émission est un signal fort. Elle montre que les institutions africaines – ou tournées vers l’Afrique – peuvent obtenir des conditions de financement compétitives si elles inspirent confiance. Et la BADEA, par la solidité de son modèle et la clarté de ses engagements, en est une belle illustration.
Simon Pierre Etoundi








