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Aires marines protégées : la Guinée sanctuarise 1 million d’hectares pour l’objectif 30×30

aires marines protégées — Guinée: COP17 : Le ministre Fassou THEA à la Session de haut niveau IMPAC6 sur l’accélération

La Guinée vient d'annoncer la création de six nouvelles aires marines protégées, portant à un million d'hectares la superficie sanctuarisée sur son littoral. Une contribution massive à l'objectif mondial de protection de 30 % des espaces marins d'ici 2030, défendue par le ministre de l'Environnement et du Développement Durable, Fassou Théa, lors de la session de haut niveau IMPAC6 organisée en marge de la COP17.

Analyse NotreAfrik — L'Afrique de l'Ouest abrite certains des écosystèmes marins les plus productifs du monde, dont les Rivières du Sud, zone de frayères et de nourriceries essentielles pour la pêche artisanale régionale. Le cadre mondial de Kunming-Montréal, adopté en 2022, engage les États signataires à protéger 30 % des terres et des océans d'ici 2030. La Guinée, avec ce réseau d'un million d'hectares, s'aligne sur cet objectif tout en cherchant à attirer des financements philanthropiques internationaux pour en assurer la mise en œuvre réelle.
aires marines protégées — Guinée: COP17 : Le ministre Fassou THEA à la Session de haut niveau IMPAC6 sur l’accélération
© APO Group

Six nouvelles aires marines protégées : un million d'hectares sanctuarisés

Intervenant aux côtés de ses homologues du Sénégal, de la Guinée-Bissau et de la Mauritanie, le ministre Théa a ancré ces annonces dans le programme présidentiel Simandou 2040 du chef de l'État Mamadi Doumbouya. « La création d'infrastructures de conservation ne s'oppose pas au développement économique ; elle en devient le garant », a-t-il déclaré, affirmant que la durabilité environnementale constitue désormais un pilier central de la politique nationale.

Ce réseau de six nouvelles aires marines protégées a été conçu en concertation avec les ministères de la Pêche et de l'Économie ainsi que des instituts de recherche, garantissant selon Conakry sa viabilité socio-économique. Le ministre a également annoncé la transmission au Parlement du dossier de ratification de l'Accord BBNJ — le traité international sur la protection de la biodiversité marine en haute mer —, étendant ainsi les responsabilités de la Guinée au-delà de sa Zone Économique Exclusive (ZEE).

Pour rendre ces aires effectivement opérationnelles, Fassou Théa a identifié trois besoins urgents : le financement des études scientifiques de délimitation, la co-gestion participative avec les communautés locales d'artisans pêcheurs, et la surveillance technologique pour lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN). Il a lancé un appel direct au Bloomberg Ocean Fund et à Oceans 5, deux grands fonds philanthropiques internationaux. Situé au cœur de la région historique des Rivières du Sud, à la confluence de courants marins majeurs, le pays entend peser sur la durabilité des ressources halieutiques de toute l'Afrique de l'Ouest.

Financement, co-gestion et lutte contre la pêche illégale : les trois chantiers urgents

Rejoignant la dynamique portée de longue date par le Sénégal et le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone côtière et marine (PRCM), la Guinée consolide également une alliance technique avec la Guinée-Bissau sur la gestion des corridors biologiques transfrontaliers. Rendez-vous est pris au 6e Congrès international sur les aires marines protégées (IMPAC6) à Dakar en mars 2027, où le ministre promet de présenter les premiers résultats concrets de ce million d'hectares protégés.

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Avec APO Group.

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