L’Afrique sera à l’honneur à travers «À voix basse» de la Tunisienne Leyla Bouzid, «Dao» du réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis, ainsi que «Soumsoum, la nuit des astres» du cinéaste tchadien Mahamat-Saleh Haroun.
Trois œuvres africaines figurent parmi les 22 films retenus pour la compétition officielle du 76ᵉ festival international du film de Berlin. L’annonce a été faite par la directrice de la Berlinale, Tricia Tuttle, lors d’une conférence de presse. Elle a promis une édition «éclectique et diversifiée», portée par une sélection audacieuse, dans un contexte mondial en pleine mutation.
Engagée, selon ses propres mots, dans «une lutte pour défendre le cinéma que nous aimons», la responsable du festival a souligné la volonté de son équipe de privilégier la richesse artistique et la singularité des regards. Avec humour, elle a lancé : «Si vous ne trouvez rien à aimer ici, alors vous n’aimez pas le cinéma.»

Trois réalisateurs africains en compétition
Le continent africain sera représenté par «À voix basse» de la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid, «Dao» du cinéaste franco-sénégalais Alain Gomis, et «Soumsoum, la nuit des astres» signé par le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Ces trois réalisateurs ne sont pas des inconnus des grands rendez-vous du cinéma international. Leyla Bouzid s’était fait remarquer en 2015 à la Mostra de Venise, tandis qu’Alain Gomis avait remporté le Grand prix du jury à la Berlinale en 2017, avant de décrocher la même année l’Étalon d’or de Yennenga au FESPACO. De son côté, Mahamat-Saleh Haroun avait été récompensé par le prix du jury au Festival de Cannes en 2010.

Une sélection saluée par la critique
Déjà bien accueillis par la critique, les trois films africains apparaissent comme de sérieux prétendants dans une édition qui entend mettre en avant la qualité des œuvres plutôt que le prestige des grandes signatures du cinéma mondial. La Berlinale semble ainsi confirmer son ouverture à des récits venus de divers horizons, capables de renouveler le regard porté sur le monde.
L’Afrique, une histoire encore rare au palmarès
En 2024, le film «Dahomey» de la Franco-Sénégalaise Mati Diop avait marqué l’histoire en remportant l’Ours d’or, devenant seulement la deuxième œuvre africaine à décrocher la récompense suprême du festival berlinois.
Lire : Cinéma : quand Bollywood rencontre Nollywood
La première victoire africaine remonte à «U-Carmen eKhayelitsha», réalisé par le Britannique Mark Dornford-May, une adaptation originale de l’opéra Carmen de Bizet, transposée dans un township sud-africain. Avec cette nouvelle sélection, la Berlinale 2026 confirme son ambition de donner une place accrue aux cinémas africains et aux voix venues du Sud, dans un paysage cinématographique mondial en quête de diversité et de sens.








