Le match, joué le 10 janvier pour le compte des quarts de finale, s’est conclu par un succès du Nigéria (2-0), synonyme d’élimination pour les Fennecs et point de départ de plusieurs agissements considérés comme contraires aux règles par les instances sportives.
La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire à la suite de graves incidents survenus après le quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre l’Algérie et le Nigéria. La rencontre, disputée le 10 janvier, s’est soldée par une victoire nigériane (2-0), éliminant les Fennecs et déclenchant une série de comportements jugés inappropriés par les autorités sportives.
Selon les rapports officiels, les premiers débordements ont commencé immédiatement après le coup de sifflet final. Plusieurs joueurs algériens ont entouré l’arbitre sénégalais Issa Sy et ses assistants, contestant avec virulence certaines décisions. L’intervention rapide des stadiers et des responsables de match a été nécessaire pour éviter que la situation ne dégénère physiquement, soulignant un écart aux standards disciplinaires attendus à ce niveau de compétition.

Conflits entre joueurs et risque d’affrontement collectif
La nervosité s’est ensuite propagée sur le terrain, où des échanges houleux ont opposé les joueurs algériens à leurs homologues nigérians. Pendant plusieurs minutes, un affrontement général semblait imminent, avant que le dispositif de sécurité ne parvienne à contenir les protagonistes. Cette série d’incidents reflète une réaction émotionnelle forte du camp algérien face à l’élimination.
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Les tensions se sont également étendues aux gradins. Des mouvements de foule impliquant des supporters algériens ont été signalés, certains tentant de pénétrer sur la pelouse. Des actes de vandalisme ont été recensés avant que les forces de sécurité ne rétablissent l’ordre, révélant des lacunes dans la gestion des supporters après un résultat décevant.
Violences en zone mixte : journalistes ciblés
Le moment le plus sensible s’est produit en zone mixte, réservée aux professionnels accrédités. Selon plusieurs témoignages concordants, des journalistes algériens auraient agressé des journalistes marocains, d’abord verbalement, puis physiquement. Si ces faits sont confirmés, ils constituent une atteinte grave à la sécurité des médias et à la liberté de la presse lors des compétitions continentales.
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Les conclusions de la CAF sont désormais attendues avec attention. Au-delà de sanctions individuelles ou collectives, c’est la crédibilité de l’instance continentale qui est en jeu, ainsi que sa capacité à garantir le respect de l’arbitrage, la sécurité des compétitions et les principes fondamentaux de fair-play, sur et en dehors du terrain.








