Navanethem « Navi » Pillay, née le 23 septembre 1941 à Durban, en Afrique du Sud, est une juriste sud-africaine issue d’une famille d’origine indienne tamoule, lauréate du prix Nobel de la paix 2026. Avocate de militants anti-apartheid, puis juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda et à la Cour pénale internationale, elle a été haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme de 2008 à 2014.
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Qui est Navi Pillay ?
Navanethem Pillay, connue sous le nom de Navi Pillay, a grandi à Durban dans une famille d’origine indienne tamoule. Selon South African History Online, elle est née dans le quartier de Clairwood. L’AFP la présente comme la fille d’un chauffeur de bus ; selon l’agence, elle a grandi dans un quartier pauvre de la ville sous le régime de la minorité blanche.
Selon l’AFP, elle a épousé en 1965 l’avocat Gaby Pillay, qu’elle a ensuite défendu lorsqu’il a été détenu et torturé sous l’apartheid. Toujours selon l’AFP, le couple a eu deux filles ; Gaby Pillay est mort à la fin des années 1990.
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Quel est son âge et d’où vient-elle ?
Née le 23 septembre 1941, Navi Pillay avait 85 ans lors de l’annonce de son prix Nobel de la paix, le 9 octobre 2026. Elle est originaire de Durban, dans l’ancienne province du Natal (aujourd’hui KwaZulu-Natal), où elle a grandi sous l’apartheid, instauré en 1948.
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Quelle est sa formation ?
Navi Pillay a étudié à l’université du Natal, où elle a obtenu une licence (BA) en 1963 puis un diplôme de droit (LLB) en 1965.
Elle a ensuite étudié à l’université Harvard, aux États-Unis : elle y a obtenu un master en droit (LLM) en 1982, puis un doctorat en sciences juridiques (SJD) en 1988.
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Quel est son parcours professionnel ?
Avocate sous l’apartheid. En 1967, Navi Pillay fonde son propre cabinet d’avocats ; selon l’ONU, elle est la première femme à ouvrir un cabinet dans la province du Natal. Elle défend des militants anti-apartheid et dénonce la torture. En 1973, elle obtient que les prisonniers politiques détenus à Robben Island, où était incarcéré Nelson Mandela, aient accès à des avocats.
Juge à la Haute Cour. En 1995, un an après l’élection de Nelson Mandela à la présidence, elle siège comme juge suppléante à la Haute Cour d’Afrique du Sud. Elle est, selon l’AFP et Al Jazeera, la première femme de couleur à y siéger.
Au Tribunal pénal international pour le Rwanda. Élue la même année par l’Assemblée générale des Nations unies juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), elle y siège pendant huit ans, dont les quatre dernières (1999-2003) comme présidente. Selon le Comité Nobel norvégien, son influence a pesé lorsque le TPIR a établi que le viol et les violences sexuelles pouvaient constituer un crime contre l’humanité et un acte de génocide. Dans la même affaire, elle a joué un rôle déterminant dans une autre avancée : pour la première fois, un accusé a été poursuivi pour incitation à commettre le génocide sur la seule base de la diffusion de propagande.
Juge à la Cour pénale internationale. De 2003 à août 2008, elle siège à la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye.
Haute-commissaire aux droits de l’homme. Proposée par le secrétaire général Ban Ki-moon pour succéder à Louise Arbour, et approuvée par l’Assemblée générale, elle prend ses fonctions de haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme le 1er septembre 2008. Son mandat est renouvelé en 2012 pour deux ans ; elle quitte le poste en 2014.
Engagements après 2014. Elle préside la Commission internationale contre la peine de mort. Depuis 2019, elle est juge ad hoc à la Cour internationale de justice dans l’affaire opposant la Gambie au Myanmar, accusé de génocide. De 2021 à 2025, elle préside la commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le Territoire palestinien occupé.
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La commission d’enquête sur le Territoire palestinien occupé (2021–2025)
De 2021 à 2025, Navi Pillay préside la commission d’enquête internationale indépendante sur le Territoire palestinien occupé, créée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Dans un rapport rendu public en septembre 2025, la commission a conclu qu’Israël était responsable d’un génocide à Gaza. Israël a catégoriquement rejeté ces conclusions, qu’il a qualifiées de « déformées et fausses ». Selon l’AFP, la commission, qui ne parle pas au nom de l’ONU, a fait l’objet de vives critiques israéliennes.
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Le prix Nobel de la paix 2026
Le 9 octobre 2026, le Comité Nobel norvégien annonce que Navi Pillay est lauréate du prix Nobel de la paix 2026. Elle apprend la nouvelle à Nuremberg, dans la salle d’audience 600 où furent jugés les dirigeants nazis, alors qu’elle participe à une conférence internationale. Une vidéo de l’ovation qui a suivi a été publiée sur X par Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.
Le prix lui est attribué seule, sans partage, « pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international ». Le Comité Nobel souligne son rôle de « force motrice » dans le développement d’un système international de droit, ainsi que sa rigueur judiciaire, son intégrité et son courage. Le prix doit lui être remis à Oslo le 10 décembre 2026. Le ministère israélien des Affaires étrangères a dénoncé une « instrumentalisation grotesque » du prix, selon Al Jazeera. Selon le média australien SBS, 287 candidats avaient été proposés pour le prix 2026, dont un peu plus d’un quart d’organisations.
Navi Pillay est la cinquième personnalité sud-africaine récompensée par le prix Nobel de la paix, après Albert Luthuli, Desmond Tutu, Nelson Mandela et Frederik de Klerk ; c’est le quatrième prix attribué à des Sud-Africains, celui de 1993 ayant été partagé entre Nelson Mandela et Frederik de Klerk.
Parmi ses distinctions antérieures figurent le prix Gruber pour les droits des femmes (2003), le prix de la paix de Sydney (2025) et le prix Olof-Palme (2026), partagé avec le juriste sud-africain John Dugard.
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Questions fréquentes
Quel âge a Navi Pillay ?
Née le 23 septembre 1941, Navi Pillay avait 85 ans lors de l’annonce de son prix Nobel de la paix, le 9 octobre 2026.
Pourquoi Navi Pillay a-t-elle reçu le prix Nobel de la paix 2026 ?
Le Comité Nobel norvégien lui a décerné le prix « pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international », en soulignant son rôle dans le développement d’un système international de droit, notamment au Tribunal pénal international pour le Rwanda.
Quand le prix lui sera-t-il remis ?
Annoncé le 9 octobre 2026, le prix doit lui être remis à Oslo le 10 décembre 2026.
Qu’a-t-elle accompli au Tribunal pénal international pour le Rwanda ?
Selon le Comité Nobel, son influence a pesé lorsque le tribunal a établi que le viol et les violences sexuelles pouvaient constituer un crime contre l’humanité et un acte de génocide.
Où a-t-elle fait ses études ?
À l’université du Natal (BA en 1963, LLB en 1965), puis à l’université Harvard (LLM en 1982, doctorat en sciences juridiques en 1988).