Du 4 au 10 octobre 2026, le Burundi accueille une délégation officielle haïtienne venue s'inspirer de son Programme National d'Alimentation Scolaire Endogène (PNASE) — un modèle de cantines scolaires endogènes reconnu pour son approvisionnement local, la valorisation de la production agricole nationale et sa gestion décentralisée.

Cantines scolaires endogènes : le modèle burundais à l'épreuve du terrain
Cette visite s'inscrit dans le cadre du Projet d'Agriculture Résiliente pour la Sécurité Alimentaire (PARSA), porté par Haïti dans une logique de coopération Sud-Sud. Les délégués effectueront des visites de terrain dans les provinces de Bujumbura, Buhumuza et Butanyerera — notamment dans les communes de Mpanda, Butihinda et Ngozi — pour observer les mécanismes de coordination multisectorielle et mesurer l'impact du programme sur la scolarisation et la sécurité alimentaire des enfants.
À l'ouverture des travaux, l'Ambassadeur Else Nizigama Ntamagiro, Assistante du Ministre des Affaires Étrangères, de l'Intégration Régionale et de la Coopération au Développement, a rappelé l'objectif du gouvernement burundais : étendre progressivement les cantines scolaires à l'ensemble du territoire d'ici 2032, en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM), avec une priorité accordée aux zones frappées par l'insécurité alimentaire et les effets de la sécheresse. Du côté haïtien, Gérard Neuvième, Coordinateur du PARSA, a salué la démarche : « Celui qui demande son chemin ne se trompe pas. » Il a insisté sur le fait que l'alimentation scolaire fondée sur les produits locaux constitue à la fois un levier contre la faim et un moteur de développement économique — génération de revenus pour les agriculteurs, création de débouchés commerciaux, dynamisation des filières locales.
Haïti : des avancées réelles, mais un financement encore fragile
Haïti n'arrive pas les mains vides : le pays a déjà mis en place une unité de facilitation des achats locaux et révisé sa politique nationale d'alimentation scolaire, même si le financement durable du secteur reste un défi ouvert. Les deux parties ont conclu en réaffirmant leur engagement à faire de cette coopération un exemple de partage de solutions adaptées aux réalités du Sud — au bénéfice direct des populations, et en particulier des enfants scolarisés.
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Avec APO Group.








