En quinze ans, le Partenariat de Ouagadougou a permis d'éviter environ 1,8 million de décès maternels, 30,3 millions de grossesses non désirées et 8,9 millions d'avortements à risque en Afrique de l'Ouest. Ce bilan cumulé depuis 2011, publié à l'occasion du 15e anniversaire du cadre régional, illustre l'impact concret de la planification familiale sur la vie des femmes dans neuf pays francophones.

Planification familiale : les chiffres clés de 15 ans d'action collective
Lancé en février 2011 à Ouagadougou (Burkina Faso), le Partenariat regroupe le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. Il fédère gouvernements, société civile, jeunes leaders, chercheurs et bailleurs autour d'un objectif commun : élargir l'accès aux droits en santé sexuelle et reproductive. En quinze ans, le nombre d'utilisatrices additionnelles de méthodes modernes de contraception a progressé de 4 millions, portant l'ambition régionale à 13 millions d'utilisatrices d'ici 2030.
Sur le plan institutionnel, les neuf pays membres disposent aujourd'hui tous d'un Plan d'Action National Budgétisé en planification familiale (PANB-PF) ou d'un plan national intégré pour la santé reproductive. Dans trois d'entre eux — Niger, Burkina Faso et Côte d'Ivoire —, l'accès aux méthodes contraceptives est entièrement gratuit sur l'ensemble du territoire. La Guinée est en cours d'évaluation pour rejoindre ce groupe. L'un des marqueurs financiers les plus significatifs reste l'annonce ivoirienne de 2023 : lors de la Réunion Annuelle du Partenariat (RAPO) organisée en Côte d'Ivoire, le Premier Ministre a porté le budget national d'approvisionnement en produits de planification familiale de 400 millions à 2,5 milliards FCFA. Au Mali, un fonds Patronat a également été mis en place pour soutenir la santé reproductive.
Ressources domestiques et recherche : les leviers du prochain cap
En 2022, le Partenariat a adopté un agenda recherche pour produire des données ancrées dans les réalités ouest-africaines : huit projets menés par des instituts régionaux ont déjà été financés et leurs conclusions alimentent désormais les politiques publiques. Cap est fixé sur 2030 : atteindre 13 millions d'utilisatrices de méthodes modernes, contribuer à l'ODD 3 et garantir un accès équitable aux services de santé sexuelle et reproductive. « Notre responsabilité aujourd'hui est de préserver ces acquis tout en accélérant nos efforts pour que les ambitions de 2030 se traduisent concrètement dans la vie des femmes et des jeunes d'Afrique de l'Ouest », a déclaré Marie Ba, Directrice de l'Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou.
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Avec APO Group.








