Après avoir établi un programme de formation en juillet 2025, l’organisation s’attache à présent à résoudre l’enjeu du financement durable de sa force dans cette partie du continent.
Du 27 au 29 août 2025, la Cedeao organise à Abuja une réunion stratégique réunissant experts financiers et militaires. L’objectif de la rencontre est de définir un modèle de financement pérenne et de renforcer les capacités de sa Force en attente, bras sécuritaire régional chargé de répondre aux menaces terroristes et aux crises politiques en Afrique de l’Ouest.

Jusqu’ici restée à l’état de projet, la ‘’Force en attente » de la Cedeao (ESF) est appelée à devenir un outil militaire pleinement fonctionnel. Après avoir défini un cadre de formation en juillet 2025, l’organisation se penche désormais sur la question cruciale des ressources financières. Conformément aux directives du 67ᵉ sommet des chefs d’État de juin dernier, les représentants des ministères des Finances et de la Défense des pays membres étudient plusieurs pistes, dont la réforme du prélèvement communautaire et le recouvrement des arriérés de contribution.
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Une réponse à l’instabilité régionale
Cette réunion prolonge les décisions prises lors de la rencontre de février 2025 à Abuja, où militaires, experts sécuritaires et représentants étatiques avaient validé un ensemble de politiques destinées à renforcer la logistique, la coordination et la rapidité d’intervention de l’ESF.
La Force en attente est conçue comme un outil régional de prévention contre les coups d’État, mais aussi comme une réponse militaire coordonnée face à l’extension des groupes armés terroristes. Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a d’ailleurs appelé à sa mise en œuvre immédiate, affirmant que « la Force en attente doit cesser d’être un concept, elle doit devenir une réalité sur le terrain ».
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En réponse aux recommandations sécuritaires, la Cedeao a approuvé l’envoi de 1 200 hommes en Sierra Leone pour soutenir les autorités locales contre les menaces terroristes. Elle a également réaffirmé son engagement à activer l’ESF, visant un effectif de 5 000 soldats, dont une brigade antiterroriste de 1 650 hommes.