Selon le ministre Émile Zerbo, la CENI coûte près de 500 millions de FCFA par an et ne respecte pas la Charte de la transition.
Le gouvernement burkinabè a annoncé, mercredi 16 juillet 2025, la dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’organe en charge de l’organisation des élections. Cette décision, jugée stratégique par les autorités, s’inscrit dans le cadre des réformes en cours visant à rationaliser les dépenses publiques.
Selon le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, la CENI consomme chaque année près de 500 millions de FCFA, une charge jugée excessive dans le contexte actuel. Il estime que cette institution est non seulement budgétivore, mais également en décalage avec les principes édictés par la Charte de la transition. « Subventionnée à près d’un demi-milliard de FCFA chaque année, l’existence de cette structure aujourd’hui s’avère en incohérence totale avec les dispositions de la Charte de la transition », précise le ministre.

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Un recentrage des compétences électorales
Le projet de loi qui acte la suppression de la CENI prévoit un retour à l’organisation des élections par le ministère de l’Administration territoriale, comme c’était le cas avant la création de l’institution. Le gouvernement affirme que cette réforme s’inscrit dans une démarche de refondation de l’État et de réorganisation institutionnelle. Ce texte a été validé en Conseil des ministres et sera prochainement transmis à l’Assemblée législative de transition.
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Le capitaine Ibrahim Traoré dirige le Burkina Faso depuis le 2 juillet 2024, à la suite des Assises nationales. La synthèse des Assises, présentée par le colonel Moussa Diallo, promu depuis général et chef d’état-major des armées, fait état d’un processus consultatif qui rassemble membres de la société civile, forces de sécurité et législateurs. Toutefois, la majorité des partis politiques ont boycotté ces travaux, dénonçant la suspension de leurs activités depuis le coup d’État du 30 septembre 2022.








