Nigeria : l’effondrement d’une mine bloque une trentaine de personnes sous terre

Au moment de l’éboulement, des travailleurs employés par une société minière locale étaient en activité dans une mine située dans le village de Galkogo.

Difficile d’avoir les informations sur cet éboulement qui a eu lieu le dimanche 2 juin dernier. Le nombre précis de mineurs coincés reste inconnu à ce stade, et les équipes de secours n’ont pas pu accéder à la zone de l’effondrement en raison de l’insécurité qui prévaut dans le district de Shiroro. « Nous avions l’intention de nous rendre sur place, mais les forces de sécurité nous ont conseillé de ne pas le faire en raison de la présence de groupes armés », explique Abdullahi Baba Ara responsable de l’agence nigériane des secours (SEMA) de l’Etat du Niger. Depuis quatre jours maintenant, plus de trente mineurs restent piégés sous terre. Cette situation est déclenchée par l’effondrement d’une vaste mine artisanale sous l’impact de fortes pluies torrentielles.

Shiroro est l’un des nombreux districts du Niger State situé au centre du Nigéria où règne la terreur des groupes armés. Ces derniers attaquent les villages isolés, pillent les habitations, les incendient et procèdent à des enlèvements contre rançon. Selon Abdullahi Baba Ara, cette catastrophe a coûté la vie à plus d’une personne. L’agence nigériane des secours (SEMA) a confirmé que six personnes gravement blessées ont été secourues. Selon les autorités nigérianes, la mine était en exploitation sous la responsabilité d’African Minerals and Logistics Limited. Parmi les personnes piégées, on compte également le chef de la sécurité du site. La région est connue pour l’extraction de plusieurs métaux précieux, notamment l’or, le tantale et le lithium.

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Pour des raisons de sécurité, le gouvernement du Niger State a émis une interdiction d’exploitation minière dans les districts de Shiroro, Munya et Rafi. Les autorités locales redoutent spécifiquement que les groupes armés ne s’approprient les ressources minières de ces régions. Cependant, malgré les avertissements et les interdictions, de nombreux sites miniers restent opérationnels dans cet État où l’orpaillage représente l’une des rares sources de revenus pour les habitants.

Sonia Feugap avec AFP