Diplomatie : visite du président sénégalais au Nigeria

Cette rencontre s’inscrit dans un engagement des deux homologues à convaincre le Niger, le Burkina Faso et le Mali de rester au sein de la Cedeao.

 

Depuis quelques années, de nombreux chefs d’Etats ouest africains sont évincés du pouvoir par des coups d’Etats. Ce jeudi 16 mai, les présidents nigérian et sénégalais se sont engagés à promouvoir la démocratie dans cette partie de l’Afrique. « Les deux pays ont un intérêt commun pour la démocratie ». « Nous sommes à un moment critique de l’histoire de la démocratie constitutionnelle, en particulier en Afrique de l’Ouest », a confié Bola Tinubu dans un communiqué présidentiel.

Dans ce communiqué, le président nigérian a fait savoir que Bassirou Diomaye Faye va essayer de convaincre d’autres pays de revenir et de partager les valeurs démocratiques communes qui lient ces Etats de la sous-région. Même si la Cedeao connait des difficultés actuellement, son président Bola Tinubu, garde espoir quant à un prochain retour au calme. « La Cedeao traverse une période difficile mais tout n’est pas perdu », abonde Diomaye Faye dans le même sens.

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Bola Tinubu a appelé son homologue à faire « revenir chez soi » les pays « frères » touchés par les « renversements des gouvernements ». En le disant, le président du Nigeria fait référence au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Des pays dirigés par des militaires après des coups d’Etats, qui ne veulent plus faire partie de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dès le début de l’année 2025. « La démocratie constitutionnelle est ce que le Sénégal a prouvé au reste du monde et à l’Afrique », a déclaré Bola Tinubu.

En rappel, Diomaye Faye, est devenu le plus jeune président du Sénégal après avoir remporté l’élection présidentielle du 24 mars dans ce pays d’Afrique de l’Ouest qui était dirigé par Macky Sall depuis 2012. En s’unissant, les deux présidents veulent ramener la démocratie dans cette zone d’Afrique et ambitionnent de lutter contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains.

Sonia Feugap avec AFP