Une réduction de 30 % du financement paludisme pourrait provoquer 146 millions de cas supplémentaires, près de 400 000 décès additionnels et une perte de 37 milliards de dollars (≈ 22 200 milliards de FCFA) de PIB africain d'ici 2030. C'est l'avertissement central publié par ALMA et Malaria No More UK, présenté lors d'une réunion de haut niveau organisée en marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies à New York.
Financement paludisme : 37 milliards de dollars de PIB en jeu
L'Afrique concentre 94 % des cas de paludisme et 95 % des décès mondiaux liés à cette maladie. Pourtant, les récentes campagnes de reconstitution du Fonds mondial et de Gavi n'ont pas atteint leurs objectifs, tandis que l'aide publique au développement consacrée à la santé sur le continent est en recul. Face à ces déficits, les dirigeants africains réunis sous l'égide de l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), présidée par le Botswana, ont appelé à une transition maîtrisée vers un financement national durable.
Parmi les mécanismes concrets avancés : les conseils et fonds nationaux d'élimination du paludisme. Les 14 conseils déjà opérationnels ont mobilisé plus de 245 millions de dollars (≈ 147 000 milliards de FCFA) pour combler les déficits des programmes nationaux. Le Zimbabwe et l'Angola se sont engagés à produire localement des moustiquaires et des médicaments, tandis que la Tanzanie a mis en avant ses recherches sur le forçage génétique des moustiques, conduites à l'Institut de santé d'Ifakara en collaboration avec le National Institute for Medical Research. L'Afrique du Sud, présidente de la SADC, a pour sa part promis de renforcer la coopération transfrontalière pour une élimination régionale.
Production locale et forçage génétique : les engagements concrets des ministres
Les dirigeants ont également exhorté les pays africains à intégrer la lutte antipaludique dans leurs pactes sanitaires conclus avec l'IDA21 de la Banque mondiale, et appelé à un programme spécifique dans le cadre de l'IDA22. Le Fonds mondial, la Fondation Gates et Gavi ont réaffirmé leurs engagements respectifs. Cet ensemble d'initiatives s'inscrit dans l'initiative « Big Push » contre le paludisme, alignée sur la Feuille de route de l'Union africaine pour 2030, qui vise l'élimination grâce à un leadership politique soutenu et une action multisectorielle coordonnée au-delà des frontières.
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Avec APO Group.