L’ONG Human Rights Watch a appelé, vendredi, les autorités burkinabè à faire la lumière sur les massacres de civils en début de semaine, par des hommes accusés d’appartenir aux forces de sécurité.
Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent des dizaines de corps ensanglantés jonchant le sol, sans signe de vie apparent, les pieds et les mains ligotés, dans la zone de Solenzo (ouest). Ce sont pour la plupart des femmes, des enfants et des vieillards. D’après un communiqué de HRW, « Les autorités doivent enquêter de manière impartiale et poursuivre de manière appropriée tous les responsables de ces crimes graves ».

« Les vidéos macabres d’un apparent massacre commis par des milices pro-gouvernement au Burkina Faso soulignent l’absence systématique de responsabilité de ces forces », a affirmé Ilaria Allegrozzi, chercheure spécialiste du Sahel citée dans le texte. Elle ajoute que « Les autorités doivent prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux attaques de civils en punissant les responsables d’atrocités comme celles de Solenzo ».
58 corps dénombrés par l’ONG
Human Rights Watch affirme avoir dénombré 58 corps dans les vidéos, mais estime que le bilan pourrait être plus lourd car des cadavres sont empilés les uns sur les autres.
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L’organisation s’indigne de ce qu’elle qualifie d’expéditions punitives sur des populations faibles et sans défense et dont le seul crime est leur appartenance à une communauté ethnique.
Notre Afrik avec AFP








